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A la buvette, on trinque à la victoire et on boit pour oublier les défaites. Le club de sport est un lieu de rencontre où l’on fraternise et il serait impensable de ne pas boire un verre à la fin du match.
C’est pourquoi la « politique » de la buvette en matière d’alcool est le dispositif minimum en matière de prévention…mais déjà tellement exemplatif pour les jeunes.
La place et le statut de la buvette peuvent varier d’un club à l’autre. Aussi, en tant que dirigeant du club, il est nécessaire d’examiner avec les différentes parties concernées (les exploitants de celle-ci, le conseil sportif et le fonctionnaire sportif) comment vous pouvez élaborer une politique de buvette. Celle-ci sera un exercice d’équilibre entre la fonction sociale du club de football et le maintien d’un climat sportif.
Quelques repères pour finir
- La pompe est, bien sûr, une source de revenu importante pour le club mais cela ne doit pas primer sur la santé. Vous pouvez par exemple décider d’une politique de prix qui dissuade la consommation de boissons alcoolisées ou en tout cas qui ne la pousse pas. Les opérations promotionnelles du style « happy hour » sont donc à abandonner car elles suscitent le plus souvent l’abus d’alcool.
- Une autre solution est d’élargir l’assortiment des boissons non alcoolisées.
- Délimiter les moments durant lesquels on sert de l’alcool est aussi une mesure efficace de prévention. Vous pouvez par exemple limiter la vente d’alcool durant les entraînements ou les matches de jeunes.
-L’abus d’alcool après le match ou l’entraînement n’est pas une bonne chose sur le plan de la fatigue et de la récupération : il est important d’en parler avec les jeunes. De plus, après le match, les membres s’engagent dans le trafic (voiture, vélomoteurs, vélos), et la conduite de véhicule en état d’ébriété est aussi une responsabilité du club tant pour prévenir les accidents que pour éduquer les jeunes. Cela concerne aussi les membres et supporters chargés du transport des joueurs lorsque ceux-ci jouent à l’extérieur.
-L’attitude des dirigeants, des accompagnateurs et des adultes en général a une forte valeur d’exemple sur les jeunes et notamment par rapport à l’alcool. L’attitude des joueurs adultes et leur comportement au club après la rencontre ou après l’entraînement a beaucoup d’influence sur les jeunes joueurs. Ceci est d’autant plus important que la consommation de bière est fortement associée au footbal (la pression publicitaire est très forte). Dès lors, si les jeunes reçoivent le message que la saoulographie fait partie de la vie du club et qu’être saoul est synonyme de super-sportif, il ne manqueront pas de vouloir être, eux aussi, des hommes comme ça. C’est un phénomène qui s’observe souvent avec les jeunes qui viennent de passer en catégorie senior.
- Si ce n’est pas encore le cas, il est nécessaire d’interdire l’alcool en dehors de la buvette y compris pour les adultes (sur le bord du terrain, dans les vestiaires, durant les déplacements, etc.).
- Pour rappel, les lois belges en matière de répression de l’ivresse, concernant la vente d’alcool et les débits de boissons alcoolisées (mettre les intitulés légaux) fixent le cadre juridique que le club doit respecter.
Déjà à ce niveau et par rapport aux jeunes, il est important que le club respecte de façon stricte les dispositions légales. Rappelons-le encore, l’attitude des adultes est primordiale en tant qu’exemple donné aux jeunes.
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